Plus d’un Français sur deux aimerait déléguer une partie de son travail à un robot

Alors que l’on pourrait croire que les robots effraient la population et que les Français pourraient craindre de perdre leur travail à cause de l’arrivée de solution automatisée et robotisée, il semblerait plutôt que ce soit l’inverse. Une récente étude menée par l’éditeur de services de traitements de données intelligents ABBYY a montré qu’un Français sur deux aimerait déléguer les tâches les plus pénibles de son travail à un robot ou un logiciel.

Des robots pour effectuer plus rapidement les tâches répétitives

Si les Français sont si nombreux à souhaiter voir les robots les remplacer dans certaines tâches, c’est bien parce que ces tâches sont jugées ennuyantes et répétitives. Les tâches plus créatives restent majoritairement plébiscitées par les employés. Les Français n’aimeraient donc pas être remplacés par des robots, mais qu’ils soient utilisés pour leur simplifier la vie.

Dans le secteur industriel, cela fait déjà longtemps que le robot collaboratif accompagne les employés dans les tâches les plus pénibles et les plus difficiles. L’essor de ces robots a permis de rendre le travail des employés moins pénibles, mais aussi de leur faire gagner en productivité et en sécurité.

Les robots menacent-ils vraiment l’emploi ?

Les robots ne menacent pas l’emploi, mais les emplois les moins qualifiés et les plus pénibles seulement. Toutes les activités créatives ou décisionnelles resteront intactes pendant longtemps encore. Les métiers les plus menacés par l’essor de la robotique sont donc les métiers qui ont déjà été modifiés par cette avancée technologique.

Malgré tout, en améliorant la productivité, les robots ont permis aux entreprises de pouvoir se passer d’une quantité importante de salariés au fil des ans. D’une certaine manière, la robotisation menace donc l’emploi dans sa globalité en participant à l’augmentation du chômage. Cependant, cette augmentation du chômage est-elle vraiment liée au robot ?

Les Français aimeraient travailler moins grâce aux robots

Ce que l’étude d’ABBYY révèle également, c’est que les Français aimeraient pouvoir travailler moins grâce aux robots. Effectivement, un robot est une main-d’œuvre quasiment gratuite et extrêmement rentable. Or, actuellement, toute cette rentabilité supplémentaire ne propose qu’aux dirigeants des entreprises.

Pourtant, il ne serait pas tout à fait envisageable de profiter de ce surplus de productivité et d’argent pour le transformer en surplus de temps pour les salariés. L’argent économisé grâce aux robots pourrait également permettre de mieux former les salariés pour qu’ils obtiennent des compétences que les robots n’ont pas. Ce serait alors la fameuse taxe robot que Bill Gates avait déjà proposée il y a quelques années.